Les mots du foot

L'argent, l'époque. Domenech, la fédé. Les coupables sont
légion et alimentent les circonvolutions éditoriales... Et si l'on
cherchait les raisons de la faillite du foot, de son incivisme, de sa
vulgarité, pour l'heure franco-français mais à forte probabilité
pandémique, dans le foot lui-même.



Les mots du foot
L'argent, l'époque. Domenech, la fédé. Les coupables sont
légion et alimentent les circonvolutions éditoriales... Et si l'on
cherchait les raisons de la faillite du foot, de son incivisme, de sa
vulgarité, pour l'heure franco-français mais à forte probabilité
pandémique, dans le foot lui-même. Dans ses règles sur le terrain de
jeu. Connaît-on un autre sport où la relation joueur-arbitre est ce
mélange de haine et de grossièreté, de violence et de répression. Le
voyou, le flic. Même sur un ring de boxe on se tient mieux. Des "va te
faire enculer", il s'en balance dans tous les matchs, à l'adresse de
l'adversaire, à l'adresse de l'arbitre, avec des sourcils froncés, des
poitrines hautaines et une morgue à ne pas mettre un enfant dehors. Et
cela n'a jamais jusque là trop embarrassé les autorités du foot et ses
témoins: supporters et commentateurs. Jamais fait la une de l'Equipe,
trop soucieuse de son gagne-pain.
Sans vouloir faire l'apologie du rugby, pas à l'abri de
l'air du temps et de la violence sociale, comment ne pas y apprécier
la relation entre l'arbitre et le joueur. Non seulement l'arbitre est
respecté, mais il respecte le joueur. Il participe au match, à la
rencontre, ne se limitant pas à en être le vigile. On le voit parler
pendant les arrêts de jeu, expliquer ses décisions. Même pendant
l'action il alerte, menace, prévient, guide. Attention, le 8 vert,
vous devez lâcher le ballon. Attention, la ligne de trois-quarts,
reculez ou vous allez vous mettre à la faute. Quand il sort un carton
jaune, le joueur se retourne sans un mot et quitte l'aire de jeu.
Lorsque Anelka envoie Domenech se "faire enculer" dans
l'intimité d'un vestiaire, entre "hommes", il ne fait que parler le
langage bien visible des pelouses de football. Et n'a nul besoin de
porte-voix et de traître pour que la vulgarité et les turpitudes de ce
sport au moins dans son "haut niveau" fassent plus de bruit que les
vevezuela sud-africains.

Jean-Louis Rabou

Mardi 22 Juin 2010
jean-louis rabou
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