Il est libre, Bénard...



Il est libre, Bénard...
Je n'ai rien pour ou contre les frères Bénard. Si l'on me
forçait à choisir le couteau sous la gorge (quelles drôles de moeurs
nous aurions) je serais plutôt contre. Mais là n'est pas la question.
Les médias ont relaté leur garde à vue et ce qui m'a surpris
c'est de lire et d'entendre, souvent dès le titre, qu'ils sont
ressortis "libres". Certes, tous les gugusses qui donnent les
informations (comme on "donne" le Jir, gratis, ce samedi, c'est pas
cher le Jir) ne sont pas journalistes mais ceux qui font profession de
ce métier devraient savoir qu'on ressort d'une garde à vue. Point.
Ajouter "libres" n'est respectueux ni des bons usages ni de la
présomption d'innocence. C'est insinuer.
Sans doute nos commentateurs voulaient-ils mettre dans les
crânes que les frères Bénard sortaient déjà de prison. Du coin, dirait-
on parlant de marmailles l'école. C'est plus marquant pour les
esprits. Surtout quand un journal, celui qui a levé le lièvre des
factures d'eau (servi sur un plateau par les amis de Veolia) a besoin
d'avoir raison (il perd tant de procès, ça lui coûte la peau des
fesses) et quand des journalistes très peu indépendants ont besoin
d'influencer l'électeur.

Le Pirate

Samedi 29 Août 2009
Le Pirate
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