Dire "Je t'aime"



Dire "Je t'aime"
Combien étaient-ils dans la rue, à Saint-Pierre de la Réunion, à Paris, ou à Besançon, à manifester contre la réforme des retraites ? C'est marrant, mais policiers et syndicats ne sont toujours pas d'accord sur le nombre de manifestants. Pourtant c'est assez simple. De compter, je veux dire. Je sais, je l'ai fait pendant des années, compter les manifestants.
C'est beaucoup plus simple de compter des manifestants que de, par exemple, dire "je t'aime" à une femme (ou à un homme, c'est selon, et on n'est pas sectaire). Par exemple, pour un président de la République, dire "merde, pauvres cons, excusez-moi, je me suis trompé sur le bouclier fiscal, sur les roms, sur les heures supplémentaires", ben non, ça ne le fait pas. Ca écorche la gueule. Comme dire "pardonne-moi" à une femme qu'on aime et à qui on a fait du mal. Ou comme dire "Je t'aime" à une femme qui vous a fait du mal et à qui on a pardonné. Hmmm, ça devient compliqué, là.
Sauf qu'en politique, c'est simple. On ne dit jamais "Je t'aime", sauf juste avant les élections. On ne demande jamais pardon, jamais, c'est un signe de faiblesse, même quand on s'est vautré, même quand ça ne rime à rien, même quand on est pris la main dans le pot de confiture. On accuse les médias, on se dit "lapidé", alors même qu'une femme va vraiment être lapidée, mourir à coups de pierres dans la gueule. On préfère s'enfoncer dans les sables mouvants de la connerie. Quitte à être enseveli à jamais.
On préfère toujours le mensonge crédible à la vérité incroyable. Un "Je t'aime" rend fragile.
Et puis merde, on n'a jamais gagné une élection avec de l'amour...

François GILLET

Samedi 25 Septembre 2010
françois gillet
Lu 1017 fois



1.Posté par Pierrot le 26/09/2010 06:40
Les médias sont complices . Ils citent volontiers les chiffres faux des syndicats qui n'hésitent pas à multiplier par 3 ou 4 les chiffres réels, tout cela pour continuer à vendre leurs torchons marxistes.
La manif est réservée aux surrémunérés payés les jours de grève.
Vive zinfos.

2.Posté par Rawl le 27/09/2010 13:54
Oui ! IL ne faut pas oublier la bourde de Jospin qui avait reconnu qu'il avait eu tort sur sa gestion de l'insécurité : "j'ai cru naïvement que réduire le chomage règlerait le problème". Ca ne lui a pas trop réussi... Pour gouverner, il faut être cynique, c'est pas nouveau !

Nouveau commentaire :
Twitter

Les commentaires sont modérés a priori par l'équipage.

L'Edito | Actus Réunion | Zembrocal | Moucatage péi | Dann Péi Déor | Le Vieux Papangue | L'Equipage | Vieux papiers