Vu du Nord, la Réunion, c'est l'enfer

C’est une info de la 1ere, qui nous a interpellé : Les employés d’un Franprix du nord de la France, en instance de fermeture, ont reçu une proposition de reclassement dans des magasins, entre autres, à Mayotte, La Réunion et Maurice. Des destinations trop lointaines. Les douze employés ont refusé l’expatriation.



C’est à Jussy (Aisne) que ça se passe, dans un magasin Franprix (qui fait partie du groupe Leader Price). «En cas de fermeture, la loi oblige, les grands groupes à proposer des mesures de reclassement. Comme souvent dans ce genre de situation, les employeurs formulent des offres qu’ils savent inacceptables. »analyse la 1ère. Interrogé par le canard local, le Courrier Picard, un des employés laissés sur le carreau énonce les destinations proposées : « Mayotte, Thaïlande, Brésil, île Maurice et île de La Réunion. » Avant de lâcher, laconique : « Personne n’a accepté ».
Cette fermeture participe de la désertification des commerces de proximité en milieu rural, en métropole. Mais la question qui se pose est celle-ci : pourquoi un Picard refuse-t-il a priori un voyage et un emploi au bout du monde, sous les tropiques ?
Est-il si terrible de quitter le nord de la France pour s’installer à la Réunion (même sans prime de vie chère) ?
« Par ailleurs, est-il sérieux de proposer à un Picard de s’installer à La Réunion avec un déménagement à ses frais et une location sur l’île qui risque d’engloutir une partie ou la totalité de son salaire ? », s’interroge l’auteur de l’article, Fabrice Floch.
Bon apparemment, la Réunion ne fait plus rêver. Le Brésil non plus, semble-t-il…

François GILLET

Samedi 5 Mars 2016
François Gillet
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