Une épidémie de connerie frappe les journalistes parisiens

Il y a peu, Le Pirate évoquait le catastrophisme qui s'emparait d'une partie de la presse locale à propos de la grippe A (ou H1N1, ou porcine, on sait plus trop). Ca nous rappelle la panique liée au chikungunya, et le traitement de l'épidémie à l'époque par la presse nationale. Avec la visite de Roselyne Bachelot, les médias nationaux en rajoutent une couche. Et ils en tiennent une grosse...



Une épidémie de connerie frappe les journalistes parisiens
Gentille Roselyne Bachelot, venue au secours des Réunionnais touchés de plein fouet par la grippe A, avec, en filigrane, le spectre du retour du chikungunya. La ministre, compatissante, vient "s'assurer que les dispositions préparées sont bien efficaces". Et, dans ses pas, un aréopage de journalistes parisiens venus se rendre compte sur place de la catastrophe qui touche les pauvres Réunionnais. Exactement comme pendant l'épidémie de chikungunya, de Villepin, alors Premier ministre, était venu sur place accompagné de représentants des médias nationaux, dont certains, en plein été austral, étaient couverts de la tête au pied pour ne pas se faire piquer (sur instruction écrite de Matignon). Avec, en retour, d'énormes conneries à la clé (voir l'article du Pirate. Avec une mention spéciale à Olivier Escriva, "grand reporter" à I-télévision, qui avait fait un reportage sur la pénurie de cercueils à la Réunion à cause de l'épidémie de chikungunya.
Ca n'a pas servi de leçon, l'épidémie de connerie se poursuit. Et il n'y a pas de vaccin. En témoigne ce reportage au 20 heures de France 2, vendredi dernier, durant lequel l'envoyée spéciale évoque les 200 morts (deux cents) qu'a fait le chick dans l'île en 2006...
"Moi, ça me gonfle trop. Journalistes de merde. Merde et merde. La Réunion et ses journalistes (l'envoyée spéciale de la 2 a bien recueilli ici son "info") sont plus cons que la grenouille de la fable, à toujours vouloir plus...", nous balance un lecteur écoeuré. Dégât collatéral, les coups de fils de familles inquiètes pleuvent depuis la métropole. Comme au bon temps du chik. Du genre "envoyez au moins les enfants en métropole pour les mettre en sécurité". Bon, il faut bien le savoir, on va tous mourir. Un jour ou l'autre. Mais c'est vrai que le ridicule ne tue pas. La connerie non plus...

François GILLET

Samedi 29 Août 2009
françois gillet
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1.Posté par Fabien Degieux le 30/08/2009 14:21
ça a payé en 2006, ça doit payer en 2009 ! surtout en ces temps où pour les chaînes télés et autres médias nationaux les restrictions budgétaires de cette rentrée sont énormes.

2.Posté par yéti le 30/08/2009 14:47

Pourquoi les journalistes "parisiens"? Localement, la presse a toujours pris grand soin de relayer et alimenter le catastrophisme et le mensonge. Qu'on nous donne la liste des 200 morts "DU" chik. Et leur fiche médicale. Il faudrait lancer une association pour dénoncer LE scandale des scandales, autrement plus grave qu'une piqûre de moustique ou la grippe.

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