Un tsunami pour rien



Un tsunami pour rien
En 2004, l'île de la Réunion avait été touchée par le tsunami qui avait dévasté l'Indonésie, l'Inde, le Sri-Lanka et la Thaïlande, faisant 240.000 morts. La vague géante était arrivée chez nous en bout de course, ne causant que des dégâts matériels (estimés à un million d'euros, tout de même). A l'époque, on s'en souvient, promis juré, la leçon avait été retenue. Un grand programme de prévention des risques allait être mis en place avec tous les service de l'Etat concernés, et même au niveau internaational, avec les météos américaines, australiennes, et tout le toutim.
Mieux : désormais, le risque de tsunami allait faire l'objet d'exercices en temps réel. Le dernier en date à eu lieu il y a un an presque jour pour jour, comme le relate le QuotidienQuotidien
du 15/10/09 : "il s’agissait de tester la communication entre les différents services de l’Etat concernés par le plan de secours spécialisé dans ce type de catastrophe et certaines structures associatives".
"Jean-François Moniotte, directeur de cabinet du préfet de la Réunion, a expliqué qu’il s’agissait « d’un exercice de cadre ne mêlant pas la population. Il nous a permis de vérifier que tous les acteurs concernés récupéraient l’information et la transmettaient. » Un bilan doit être fait dans les jours prochains afin de voir si cette transmission s’est faite correctement", précise le journaliste.
Bon, et donc ? ben rien. Le bout du tsunami nous a touché en pleine nuit, coulant quelques bateaux à Sainte-Marie et Saint-Pierre. Personne n'a été au courant de rien. Ca vaut bien le coup que les services de l'Etat, les satellites américains et la météo australienne se décarcassent...

Frenchy




Pourtant prévisible

Intéressante petite mise au point de Géoscience Réunion "L’expérience du tsunami de 2004 au Port de la Réunion mais aussi à Toamasina (Madagascar) et Salalah (Oman) a montré que les zones portuaires sont vulnérables à des effets différés pouvant se produire jusqu’à six heures après l’arrivée des vagues principales, au cours desquels des navires de fort tonnage ont brisé leurs amarres et dérivé de manière incontrôlable dans les eaux portuaires. Ces phénomènes seraient dûs à la mise en résonance des ports par des composantes à courtes périodes (typiquement 100 à 300 s) de l’onde de tsunami, dont l’arrivée tardive est, en théorie, parfaitement prévisible. Il est donc impératif d’étudier, pour chaque zone portuaire, les fréquences d’oscillations propres des bassins, qui conditionnent les délais d’arrivée des ondes les plus nocives et donc les durées d’alerte pour un tsunami lointain".

Mercredi 27 Octobre 2010
frenchy
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