Travail au noir, chèque en blanc



ans

Ceci est une fiction. Imaginons un richissime entrepreneur, qui emploierait des artisans indépendants pour mener à bien ses menus travaux : électricité, menuiserie, maçonnerie...
Une quinzaine d'ouvriers travaillent chaque jour pour notre chef d'entreprise, bien connu sur la place. Ses gars sont qualifiés, et ils ne se plaignent pas. Payés au smic horaire, ils sont réglés chaque semaine, en liquide. Sauf que là, ils sont en colère, ces types qui se lèvent à quatre heures du mat pour transpirer sous le soleil : il ne sont pas payés pour le mois de décembre.
Pas de Noël, pas de réveillon sans argent. M. l'entrepreneur n'en a cure. Lui passera les fêtes en famille.
Bon donc, ces gars sont en colère. Au point de se montrer violents. Heureusement, pour l'instant, on en reste aux déclarations d'intention. Ah, une précision : les quelque 20 employés sont déclarés deux jours par semaine. Le reste, c'est au black. Ca n'intéressera sans doute pas les services de l'Etat. Et le 31 au soir, les boites de nuit seront illuminées...

François GILLET


Jeudi 17 Décembre 2015
François Gillet
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