Pour 60 euros, t'as plus rien



Pour 60 euros, t'as plus rien
Et si le vote conservateur, aux européennes
(victoire incontestable de l'UMP), allait dans le sens de l'obsession
sécuritaire? La peur de l'aventure. La peur de la remise en cause,
nous les bedonnants de la Terre. La peur tout court. Peur nourrie et
exploitée jusqu'à la porte des salles de classes maternelles. A
droite, à gauche, les meilleures âmes ne disent pas moins que ce que
seul un Le Pen osait dire il y a quinze ans.
Et l'on veut tellement démontrer que l'insécurité
augmente qu'on en arrive à déclarer n'importe quoi. Du style: au
moins, autrefois, quand c'était le bon temps, on tuait pour quelque
chose. Alors qu'aujourd'hui. Et là je cite la presse évoquant une
affaire récente (le meurtre d'un cuisinier à Saint-Gilles, par deux
adolescents). "C'est le sentiment d'un immense gâchis qui accompagnait
hier matin la présentation devant la justice d'un adolescent de 16
ans, impliqué dans la mort particulièrement violente d'un jeune homme
pour un butin dérisoire de 60 euros". Enfin quoi, on ne tue pas pour
60 euros! C'est ne rien comprendre à notre système économique et
social, à notre société.

J-L R

Lundi 8 Juin 2009
Jean-Louis Rabou
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