Nous sommes tous déchus



Nous sommes tous déchus
La révision de la Constitution voulue par François Hollande, pour y inscrire la déchéance de la nationalité française pour les auteurs d'actes de terrorisme tourne à la farce politique. La gauche se retrouve avec cette déchéance comme le capitaine Haddock avec son sparadrap dans "Vol 714 pour Sydney". En quoi en effet, déchoir de la nationalité française des terroristes qui n'en ont à la base rien à faire (de la nationalité, des Français, des valeurs de la France... ) aurait-il une valeur dissuasive sur les futurs djihadistes ? C'est "un symbole", répond, droit dans ses escarpins, Manuel Valls, tandis que Christiane Taubira démissionne, sans tambour ni trompette.
Nous sommes donc dans la République des symboles. L'acte symbolique suprême n'est-t-il pas de marquer au fer rouge l'épaule du voleur, d'épingler une étoile jaune à la veste de futurs apatrides, de lapider les femmes infidèles (ou non) ?
François Hollande a sans doute parlé trop vite. Il ne sait plus quoi faire aujourd'hui de ce "symbole". La Constitution, elle, se passerait bien, d'une cicatrice indélébile.

François GILLET

Mardi 9 Février 2016
François Gillet
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