Monsieur le président...



Monsieur le président...
Monsieur le Président de la République. C'est avec beaucoup d'attention que j'ai suivi votre intervention sur France 2, cette chaîne de gauchistes malfaisants, artisans de l'anti-France. Autant vous le dire tout de suite, Monsieur le Président, votre discours clair, sincère, éclairé et éclairant, m'a convaincu. Galvanisé. Tétanisé, tant vos propos étaient d'or, et remettaient à leur place les faquins qui menacent notre belle République.
Je suis d'accord avec vous, Monsieur le Président : les journalistes sont des fascistes. Je pense d'ailleurs que vous n'avez pas été assez loin. Ces gratte-papier, fouille-merde, scribouillards, sont en fait des nazis. Sauf ceux du Figaro, bien entendu. Comment oser jeter aux chiens un honnête homme comme Eric Woerth, comment oser dénoncer des pécadilles telles que quelques cigares payés sur une cassette publique, un travail sérieux sur un rapport complexe réalisé par une femme admirable, des voyages en jet privé d'un homme dévoué à son pays, des appartements de fonction détournés et autres balivernes inventées par des hommes et des femmes habillés en chemises noires et portant sur la manche gauche un brassard marqué du faisceau.
Le fait que la femme d'Eric Woerth ait été employée par Liliane Betencourt, le fait qu'Eric Woerth ait été chargé, en tant que trésorier de l'UMP, de collecter des fonds pour les campagnes électorales, auprès des grosses fortunes, alors même qu'il était chargé de contrôler, en tant que ministre du budget, leurs déclarations fiscales, n'a aucune incidence morale sur l'exercice de sa fonction.
Vous avez dit, Monsieur le Président, que les Français avaient un problème avec l'argent. Vous avez raison. Comme toujours. Les Français -et, humblement, les Réunionnais, Français depuis 1648- ont un problème avec l'argent : ils n'en ont pas. Et, c'est lamentable, d'accord, les états d'âme d'Eric Woerth, quand on ne s'appelle pas Liliane Bettencourt, on s'en fout. Complètement.

François GILLET

Mercredi 14 Juillet 2010
françois gillet
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1.Posté par Tcherno-Bill le 14/07/2010 10:26
L'intervention du Président Sarkozy s'adressait aux 25% de Français qui soutiennent encore son action . Cet exercice de communication très ( trop )
bien réglé a mis en lumière la dérive la plus inquiétante de ce pouvoir , car on a vu un " journaliste " pas réellement complaisant mais plutôt paralysé par la trouille ! Aucune question de fond ou dérangeante n'a été posée , et quand le malheureux ( ? ) Pujadas faisait mine de s'enhardir , un revers de la main ou un froncement du sourcil un peu sévère du Maître des lieux le ramenait dans la droite ligne du discours officiel dont il ne fallait pas déborder...Je crois savoir que certains syndicats ont protesté fortement !
L'affaire Bettencourt souffre d'une autre dérive inquiétante , le dossier ayant été saisi par le juge Courroye , que l'on sait proche du Président .
Il eût été plus rassurant que ce dossier soit confié à un juge d'instruction et
soit éventuellement " délocalisé " dans une autre juridiction pour garantir aux Français une neutralité dans le traitement d'une affaire qui les émeut et
les choque tellement , car ils aimeraient connaitre un jour la vérité !
Par ailleurs , ce pouvoir , par l'intermédiaire de ses porte paroles les plus agressifs ( Morano , Lefebvre , X Bertrand ) , et leurs attaques insultantes
( fascistes ! ) portées aux médias et à certains membres de l'opposition a
renforcé une ambiance déja malsaine et pose la question suivante :
Sommes nous encore dans une vraie Démocratie ?

2.Posté par laurelen le 15/07/2010 02:18
Bonne question. On est encore dans une vraie démocratie, puisqu'on peut voter. Mais une démocratie bizarre, pas mal policière, presque surréaliste, comme si on était dans un film de science-fiction. Mangez cinq fruits et légumes par jour, et fermez-là...

3.Posté par sherzo le 02/08/2010 16:56
Certes on a le droit de vote, mais nous ne serons en démocratie que lorsque le vote blanc sera pris en compte !
De cette manière le jour on le peuple n'aime aucun des candidats proposés, un vote blanc massif lui permettra de se faire entendre réellement ...
Ras le bol de ce système lobotomisant !

4.Posté par Crepu Raoul le 03/08/2010 16:51
Personellement, je trouve ça très drôle que les journaleux se fassent, même abusivement, un peu traiter de fachos, vu qu'ils réservent souvent (et à mon sens tout aussi abusivement) la même dénomination à chaque personne qui tente de tenir publiquement un discours de droite. Sans renter dans le fond de l'affaire woerth, je trouve intéressant que la droite essaie de prendre l'argtumentaire classique (et très constructif) de la gauche.
Cordialement

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