Mais qui est Le Tangue ?



Mais qui est Le Tangue ?
Ca fait plusieurs années que des journalistes locaux, des éditeurs, des aventuriers, des rêveurs, des révoltés de la plume rêvent d'importer le modèle du Canard enchaîné à la Réunion. Et c'est vrai qu'il y aurait de quoi dire. Mais ce rêve s'était jusqu'ici brisé sur les falaises de la réalité : contraintes financières, marché trop étroit... Un titre, Le Tangue, a pourtant relevé le défi, et sorti son premier numéro. Et devrait sortir au rythme mensuel, chaque premier mercredi du mois. On a dépensé deux euros , et on a lu. Verdict : pas mal fait, des bons papiers, de l'investigation, de l'humour. C'est plutôt bien écrit en plus. Avec en prime un dessin de Charb, sur la polémique requins-surfeurs, un papier intéressant
sur la nouvelle patronne de la police à la Réunion, un autre sur radio Free Dom (et pas Freedom, mais bon, ça doit être une coquille...) . Bref pas mal pour un début. Le Marg, fin des années 90, début des années 2000, avait plus de verve, mais c'est une question de goût.

Voilà qui semble prometteur, et qui a causé une vive curiosité parmi les rédactions locales. Avec cette question : qui est derrière Le Tangue ? Un coup d'oeil à l'ours (la fiche d'identité du journal) ne nous en apprendra guère plus : le directeur de la publication est un certain Nicolas Bérard, et le comité de rédaction, composé de quatre membres, livre des noms inconnus dans le microcosme local. Un peu de sang neuf, c'est bien.
On apprend aussi dans ce même plantigrade que le mensuel est édité par la SARL K., "au capital de 300 euros, enregistrée à Mamoudzou". Le Tangue serait donc mahorais, ce que confirme la page facebook des journalistes de la Réunion, où un membre évoque la piste d'Upanga, canard satirique de Mayotte.
Au passage, une page 3 de brèves largement inspirée de la presse locale. Page de brèves qui étrille Le Pirate sur un article remontant à plusieurs mois. Le Tangue nous reproche de traiter nos informations de "la plus piètre des manières". On a effectivement repris une info du site de Lutte ouvrière. "Pas d'autre son de cloche, de propos de salariés,ni de réactions patronales", nous reproche le hérisson péi. Qui, en passant, précise que "Gillet (c'est moi, NDLR) doit pourtant savoir qu'en traînant dans les bars, on en découvre plus que sur la Toile..."
Je confirme : en traînant dans les bars, on apprend plein de choses. Par exemple, que Zinfos974 et Le Pirate de la Réunion ne sont pas les mêmes sites, comme, en s'emmêlant les pattes, le Tangue l'a dit en préambule de sa gentille brève. Un Tangue qui titube un peu sur la toile (sans majuscule, c'est mieux), mais à qui on souhaite beaucoup de réussite.

François GILLET

Dimanche 9 Septembre 2012
François Gillet
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1.Posté par Alain BLED le 23/09/2012 12:06
Tant qu'ils n'ont pas fait de caricature de François Gillet, ça va :))
Vu la susceptibilité de nos personnalités locales, il est peut-être préférable pour sa liberté que ce canard soit basé à Mayotte ? Cela peut éviter que les annonceurs et autres relations imposent leur loi ... du marcher droit !

2.Posté par Jude le 05/10/2012 09:53
Je pense qu'ils voulaient dire par "même site", même outil de publication du site...

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