Les sales méthodes champenoises de Jacques Tillier

A Reims, où il est directeur de l’Union, le seul canard local, Jacques Tillier applique les mêmes méthodes qu’au JIR : attaques personnelles, sous-entendus pourris, et lynchage médiatique. Dernière victime en date : un adjoint à la maire de Reims, qui a du démissionner face aux flots d’attaques du journal.



Les sales méthodes champenoises de Jacques Tillier
Jacques Tillier, nommé par le groupe Hersant directeur de l’Union de Reims (110 000 exemplaires, en situation de monopole dans la région), poursuit là-bas les méthodes instaurées au Journal de l’ïle, dont il est devenu conseiller spécial après le rachat du titre par Abdoul Cadjee.
A savoir délation en gros titre, attaques personnelles, insultes…Un parfait lynchage médiatique dont la dernière victime en date est Ali Aissaoui, médecin, adjoint à la maire PS de Reims, Adeline Hazan, qui a rendu ses délégations à la suite d’une campagne particulièrement violent dans les colonnes de l’Union.
Accusé d’antisémitisme par le journal pour avoir participé à une manif de soutien aux victimes palestiniennes de Gaza, l’élu, par ailleurs membre de la Ligue des droits de l’Homme, a eu tort de s’insurger contre le traitement médiatique dont il s’estimait victime. C’était le 4 janvier dernier. Trois mois plus tard, Philippe Le Claire (Leclaire, de son vrai nom), ancien du JIR que Tillier a emmené dans ses bagages, en rajoute une couche. Dans un billet titré « Comme un remugle de bête immonde », l’éditorialiste met dans le même sac le président iranien Ahmadinedjad, violent antisémite, et Ali Aissaoui. Et reproche à la maire de Reims d’avoir interdit un meeting de Dieudonné alors qu’elle avait autorisé en début d’année la manifestation de soutien à laquelle participait (avec une dizaine d’autres élus) son adjoint.
Mais l’acharnement du journal ne va pas s’arrêter là : en mai, à la une, il va « révéler » que Ali Aissaoui est un faux médecin, car il n'a pas passé sa thèse de fin d'études. Les articles virulents vont se succéder. Ulcéré et épuisé par ces attaques ad nominem à répétition, l’élu démissionne de son poste d’adjoint. Et a repris depuis son travail de… médecin, aux Urgences de Reims.
Un grand exemple de journalisme. Les Rémois doivent être fiers que le JIR ait servi de laboratoire pendant près de 20 ans à Jacques Tillier. Ils avaient un journal vide, sans intérêt, sans infos, ils ont maintenant un grand quotidien digne des meilleurs tabloïds anglais. Ou d’une certaine presse française des années 30, spécialisée dans la chasse. A l’homme.

François GILLET


Lire le long article de Mediapart et la réponse de Ali Aissaoui sur Bellaciao

Le FN fou de rage, l'UMP contente de Tillier

Jacques Tillier a décidé de boycotter le Front national, interdit depuis quelques temps de parole dans l'Union, parce qu'un des journalistes de l'organe de presse avait été agressé par un militant FN. On ne va pas pleurer sur le sort médiatique du parti d'extrême droite.
Mais avec les relations tendues qui existent entre l'Union de Reims et la maire PS de la ville, on se demande qui a droit de cité dans ce journal, en situation de monopole dans la région. Aux dernières nouvelles, le Modem ne serait pas mis à l'index. Quant à l'UMP, elle y est accueillie à bras ouverts. Xavier Bertrand, secrétaire général du parti, est un élu du coin (deuxième circonscription de l'Aisne), et il est paraît-il proche de Jacques Tillier. Comme à la Réunion, Virapoullé l'a longtemps été, avant une brouille entre les deux hommes (il ne faut pas se fâcher avec Jacques...). Xavier Bertrand a même été à l'origine d'un conflit social à l'Aisne nouvelle, un hebdo local dont Tillier est également le directeur -c'était compris dans le paquet cadeau d'Hersant. En effet, comme l'avait révélé Marianne en son temps, l'homme fort de l'UMP avait fait main basse sur le journal pour assurer sa mainmise politique sur cette riante région. Extrait du papier de Marianne : « Xavier Bertrand est également proche d’une autre figure du journal : Jacques Tillier, le directeur de la rédaction. Un « personnage » au CV chargé: ancien de la DST, mais aussi du journal d’extrême droite Minute, qui fut blessé par balle par Jacques Mesrine dans les années 70 et qui fait régner la terreur au sein du titre. «Il ne supporte pas qu’on lui résiste, et il commence à flipper depuis que cette histoire fait un peu de bruit. Il menace tout le monde sur le mode : retour au calme ou dehors ! Et maintenant des gens subissent des menaces de licenciements ». Dire que plein de gens le regrettent à la Réunion, l'ami Jacques... Pas sûr que ce soit le cas des journalistes du JIR.

Lundi 15 Juin 2009
françois gillet
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1.Posté par sabrakan le 17/06/2009 17:54
il est où le long article de Mediapart stp, parce que le lien puis la recherche ne donnent rien…

2.Posté par françois gillet le 17/06/2009 20:00
Le lien est là : http://www.mediapart.fr/journal/france/120609/l-union-de-reims-aime-les-chasses-l-homme-et-obtient-la-tete-d-un-adjoint-au-m. Ou alors, sur le site de mediapart, cliquer (en bas) sur la date du 12 juin. Mais il faut être abonné à Mediapart pour lire tout l'article. Cependant, on peut tester le site 15 jours gratuitement. L'info a également été reprise par l'AFP.
Cordialement,
F.G.

3.Posté par Fabrice le 18/06/2009 12:32
François, petite erreur dans le chapô, adjoint au maire de Reims et non de Strasbourg. Ah, ces jeunes journalistes...
Fabrice

4.Posté par françois gillet le 18/06/2009 19:54
Voilà ce que c'est que de confier les chapôs à des stagiaires... C'était pour voir si tu suivais.

5.Posté par le fonksioner le 18/06/2009 20:45

Je ne me joindrai pas au dialogue engagé entre Fabrice et François. Nous entrerions en trilogue (c'est comme ça qu'on dit?) Et puis tout à une fin, sauf la saucisse, qui en a deux. Saucisse de Reims, bien sûr. T'y es?

6.Posté par françois gillet le 18/06/2009 22:57
Bon, ça aurait pu être Toulouse aussi. Mais rien ne vaut la saucisse fumée de Salazie. Faut juste pa rôd le boute...

7.Posté par Aissaoui Ali le 29/06/2009 13:11

Mon Droit de réponse.


« Outre l’agressivité du ton que vous vous êtes autorisé à employer à mon endroit, vous avez titré dans votre édition du 7 mai dernier « Aissaoui, le médecin imaginaire ».
Dans cet article, vous affirmez que je n’aurais « jamais dépassé le stade d’étudiant » et que je ne peux pratiquer la médecine !
Je ne peux laisser sans réponse ces insinuations.
M. Jackie Arh, président du conseil de l'ordre des médecins de la Marne, a récemment déclaré : « Ce n'est pas un médecin imaginaire. Il a fait tout son cursus et la preuve c'est qu'il a obtenu du conseil départemental de l'ordre de Paris une licence de remplacement valable jusqu'à fin décembre 2007.
» J'atteste avoir validé mon cursus universitaire de médecine sanctionné par le certificat de synthèse clinique et thérapeutique après six années d'études, et avoir accompli l'intégralité des stages hospitaliers pendant les trois années d'internat dans les services de pédiatrie à l'hôpital Vincent Dupuy ; médecine interne (rhumatologie) à l'hôpital Avicenne ; des urgences - SMUR à l'hôpital de Coulommiers ; gastro-entérologie à l'hôpital de Coulommiers ; réanimation polyvalente à l'hôpital de Meaux (77). Je suis effectivement inscrit en thèse de médecine générale et j'ai également pratiqué la médecine de 2005 à 2008 à SOS Médecins de Reims, SOS Médecins 77, à la clinique Floréal à Bagnolet, aux urgences des cliniques de Courlancy et à Saint-André. On peut ainsi exercer la profession de médecin, sans être inscrit à l'ordre des médecins contrairement à ce que vous avez avancé.
Depuis 2007, en vue de finaliser ma formation d'urgentiste, je suis inscrit à la capacité de médecine d'urgence à la faculté de médecine de Reims. Je ne me suis jamais présenté en qualité de docteur, titre réservé aux seuls médecins ayant soutenu leur thèse. S'il est exact que j'ai pu apparaître sous cette qualité, sur un seul des sites internet que vous avez cités, ce titre m'a été attribué par erreur et en aucune manière à mon initiative, ainsi qu'en a convenu un responsable du site en question dans un courrier électronique que je tiens à votre disposition. Depuis mon intervention, cette erreur a naturellement été rectifiée.
Je ne peux en conséquence m'être rendu coupable du moindre délit d'usurpation de titre de docteur en médecine, qui suppose un acte positif de ma part. Tel n'est pas le cas. Fort de mon cursus universitaire et de mon expérience professionnelle en tant que remplaçant, j'ai effectivement fait état de ma qualité de médecin dans le sens de praticien de la médecine.
Si juridiquement, il semblerait que le terme de médecin bénéficie de la même protection que le titre de docteur, seul titre expressément protégé par le code de Santé publique, personne ne peut contester ma totale bonne foi. D'ailleurs, sur son site internet, le conseil national de l'ordre des médecins qualifie lui-même « les praticiens en cours de formation » de « jeunes médecins ».
J'avais fait le choix de reporter la soutenance de ma thèse à la fin de l'année 2009 afin de me consacrer pleinement au service des Rémoises et des Rémois.
Vous êtes allez (sic) jusqu'à affirmer que je ne pouvais plus exercer la profession de médecin, accréditant ainsi la thèse de l'imposture que vous me prêtez. Cette affirmation est inexacte. En effet, depuis le 25 mai dernier, je travaille, dans le service des urgences d'un hôpital périphérique et y assume, seul, en l'état de mon cursus, des gardes de 24 h.
J'ai rendu ma délégation, dans le seul souci de laisser l'équipe municipale travailler sereinement, en cessant naturellement de percevoir mes indemnités.
Ce droit de réponse permettra de rappeler l'intégrité et la probité dont j'ai toujours su faire preuve tant dans ma vie privée que dans ma vie publique. Mes parents m'ont inculqué ces valeurs que je transmets à mes enfants… »
Aissaoui Ali

8.Posté par Le Claire Philippe le 30/06/2009 20:19
Salut François Gillet, ne t'en déplaise, la véritable graphie de mon patronyme est bien Le Claire en deux mots. Pour les reste, mon pauvre ami, tu uses ton huile pour rien et pour un journaliste, tu traites d'un sujet que tu ignores en te fondant sur des commentaires et de toute évidence une lecture aussi connement orientée que celle de Médiapart. L'auteur du sujet de Médiapart, que j'ai eu et qui a écrit à charge, est un bon pote de Aissaoui, ce qui n'est pas ton cas. Alors pourquoi tout ce fiel, je ne te connaissais pas sous cet angle. Aurais-tu viré facho ?

9.Posté par le fonksioner le 30/06/2009 22:43

"Aurais-tu viré facho?"
Et Le Claire sait de quoi il parle.

10.Posté par François Gillet le 01/07/2009 02:16
Petite réponse à Philippe Le Claire. Au sujet de ton patronyme, puisque tu attaques des gens sur leurs titres, en ergotant sur le fait qu'ils sont médecins ou pas, permets-nous de faire de même sur ton nom. Pendant des années tu as signé sans mettre d'espace entre Le et Claire au Jir. Puis, un jour, ta signature s'est transformée en Le Claire. Alors je ne sais pas lequel, mais un des deux noms sonne faux. Quant au fiel et au côté facho, le Jir version Tillier a effectivement des leçons à donner. Pas de journalisme, bien sûr (Jacques n'a j'amais prétendu être un journaliste). Pour le reste, je ne connais effectivement pas M. Aissaoui. Je ne sais pas si c'est un type honnête, s'il est sympa, s'il aime ses enfants. Mais je connais bien votre principe, à Jacques et à toi, de mettre un homme à terre, en se servant du "poids de l'encre". Quitte à à passer l'éponge sur les saloperies commises par des "amis".

11.Posté par salmon le 26/07/2009 17:20
enfin je retrouve le jacques tillier du jir, un journaliste qui ose denoncer certaines verites que bon nombre de journalistes feraient bien mieux de s'inspirer, au lieu d'être au garde à vous du pouvoir ,ex.: marie druker , qu'est-ce qu'on à foutre de la meilleure caissiere au japon , cela ne nous ameliore pas notre vie au quotidien , il n'y a que leur place qui compte, à quand les journalistesqui feront vraiment du journalisme, si c'est ce mode operatoire que l'on apprend à l'ecole du journalisme que l'on leur apprend ,alors c'est à pleurer

12.Posté par françois gillet le 28/07/2009 02:29
Ah, enfin quelqu'un qui aime l'odeur du sang. On est d'accord avec vous, Salmon (Saumon, en anglais ?) : c'est à pleurer. Mais personne ne vous reprochera d'apprécier la corrida. Si Tillier est journaliste, je suis curé. Ou danseuse étoile. C'est bien danseuse étoile, non ?

13.Posté par Jacques JEANTEUR le 26/12/2009 17:40
Conseiller régional Modem de Champagne-Ardenne et président du Modem Ardennes je tiens à signaler que Jacques TILLIER a censuré mes libres opinions et ne les passe plus dans l''Union. Les libres opinions sont statutaires depuis la fondation du journal à la Libération. Les 4 partis qui l'ont soutenu à sa création ont droit à une tribune hedomadaire dans le Journal. J'en écrivais une pour le CDS, devenu UDF puis Modem depuis 15 ans. Jacques Tillier m'a censuré et a aussi censuré l'UMP. Actuellement seules paraissent les libres opinions du PC et du PS. Cet homme s'arroge le droit de vie ou de mort sur les citoyens élus ou non.

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