Le Quotidien en panne



Le Quotidien en panne
Lundi, les lecteurs du journal le Quotidien n'ont pu trouver en kiosque leur journal et pour cause. A minuit, le système informatique est tombé en panne, il n'a pu être remis en route à temps. La semaine dernière, une grève a paralysé le journal, lundi. Suite à l'annonce du licenciement de sept personnes, les salariés ont rédigé une motion d défiance contre l'actuel directeur général Thierry Benbassat. La motion pointait l'ensemble des erreurs commises depuis quatre ans. Un item portait sur l'absence d'investissement dans l'entreprise et le maintien du système Sun qui permet aux journalistes de taper leurs textes et mettre en page le journal. Ce système, vieux d'une dizaine d'années, vient de rendre l'âme. Bon marché i coute cher.

Dans la même temps, La Lettre de l'océan Indien a commenté les difficultés du Quotidien. bien réelles : "Les pertes du journal pour 2010 seraient légèrement inférieures à un million d'euros, suite à une baisse des ventes depuis quatre ans (environ 10% en 2010) et à une forte contraction des recettes publicitaires. Néanmoins, des journalistes mettent en cause les ponctions effectuées sur les bénéfices du journal par les nombreuses sociétés prestataires de services qui appartiennent à la famille du fondateur" peut-on lire dans l'article consacré au sujet. "Des dizaines de sociétés de CKC et de sa famille sont des fournisseurs ou prestataires du Quotidien. Ainsi, la société SPR facture 1,2 million € ses prestations comptables et administratives annuelles au journal, tandis que d'autres sociétés fournissent le papier et l'impression. Même les 10 000 € par an payés pour louer le parking des journalistes tombent dans l'escarcelle d'une société de CKC. Tout comme la location du matériel des photographes auprès de Photinvest, une autre société de CKC. Ces multiples facturations internes au groupe, peu transparentes, sont le principal objet des critiques des salariés"
La transparence et les affaires, ça ne va pas bien ensemble.


Le Pirate

Lundi 21 Mars 2011
le pirate
Lu 1249 fois



1.Posté par marceline le 22/03/2011 09:36

Oté, Pirate, faut pas voir que le mal. Le Quotidien new look, c'est à dire version Benbassat (eh oui, coco, il faut assumer), réussit aussi des exploits. Comme dans son édition de dimanche, où, se démarquant de l'ensemble de la presse française voire mondiale, et du bon sens, il n'a pas titré sur l'entrée en guerre de la coalition contre la Libye.
S'agissant de la panne informatique, dimanche soir, je crois aussi que c'est difficile de sortir un journal, un soir d'élection, sans les Issa, Danguillaume, Fortier, Cellier, etc, tous flingués ou en vacances, voire en roue libre pour cause de ras le bol.
Tu as connu ce genre de soirée, Pirate, et tu imagines le bordel que ça a dû être. L'informatique a bon dos. Sacré Bailly et tes embrouilles, toi tu t'en fous, puisque à Visu le sun shine encore...
Jusqu'à quand?

2.Posté par luc repris le 24/03/2011 12:23

C'est vrai que la direction du Quotidien, bras armé par son démolisseur masqué, Alain Bailly, a fait le sale choix de virer deux des meilleurs journalistes de la place. Pauvre Quotidien qui se sépare, un à un, de ses talents ou les regarde partir... Voilà pour les larmes et regrets d'usage. Sans en rajouter.
Car c'est comme l'équipe de France de rugby face à des Italiens: il ne suffit pas d'avoir de bons joueurs, parfois les meilleurs, encore faut-il qu'ils veuillent mouiller le maillot avec les copains (plutôt que d'attendre, planqués, fainéants ou lassés, le bon moment pour se mettre en valeur) et fixer la ligne d'avantage plus que leur nombril.
Par-delà des patrons qui redeviendraient respectueux de leur propre entreprise, ce qui fait défaut au Quotidien, c'est un ton avant tout. Ce ton, sérieux sans se prendre au sérieux, professionnel sans condescendance (nous la presse, coco), frondeur sans tomber dans le populisme, volontiers dérangeant y compris pour son propre lectorat... ton qui fut le sien dans les années 90. Avec une part de fantaisie novatrice.
On s'ennuie aujourd'hui au Quotidien. Et ça se voit, dans l'entreprise comme à sa lecture. Il est temps de prendre ou de reprendre des libertés. Fortier dégonflé (mais on l'aime bien, il a fait Verdun, respect) il ne reste plus qu'à virer Bailly et tous les espoirs pourront alors renaître.
Tiens bon, Quotidien, et mort à ses fossoyeurs, pas tous à la direction mais Bailly devant.

3.Posté par lablonde le 24/03/2011 19:47

C'est pas très sympa-sympa, Pirate, de moucater Bailly. C'est vrai qu'il se cache, que personne ne le connaît (à part les banquiers et les tauliers de brasseries), mais Dieu aussi se cache ce qui n'empêche pas beaucoup de gens de l'aimer et de se prosterner. Pour moi, Pirate, Bailly c'est Dieu (en moins photogénique si tu veux) . Y'a qu'à voir sa maison et son compte en banque et sa manière de parler aux gens pour comprendre que c'est pas n'importe qui même s'il a commencé avec rien. Le petit Jésus aussi était tout nu au début. Si le Sun se lève tous les matins, c'est à Bailly qu'on le doit. Merde, c'est pas rien quand même. Tu veux que je te dise, avec Bailly, c'est pépère. Demande aux gens de Visu et Belle: là-bas il fait des miracles. Un journal avec presque pas de journalistes. C'est fort, non, quoi que t'en pense. Plutôt que de moucater, Pirate...

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