La "grosse connerie" de Mitterrand

Joli coup du Quotidien de la Réunion avec la publication, ce samedi (11/10) d'une lettre de Frédéric Mitterrand à la cour d'assises de la Réunion, lettre présentant un témoignage de moralité sur deux mineurs accusés de viol. L'article a été repris par la plupart des médias nationaux, et le ministre de la Culture crie à l'acharnement contre sa personne.



La "grosse connerie" de Mitterrand
Beau coup pour le Quotidien de la Réunion, qui fait la une des grands médias nationaux après la publication d'une lettre de Frédéric Mitterrand, laquelle prend la défense de deux mineurs impliqués dans une affaire de viol. On ne va pas rappeler l'affaire, tout le monde la connaît. Le problème, le seul sans doute, n'a rien à voir avec la polémique soulevée par les écrits du ministre de la Culture in "La mauvaise vie", un ouvrage publié il y a quatre ans et salué par la critiques. Des propos qui pouvaient passer pour une justification du tourisme sexuel. Frédéric Mitterand n'était alors pas le ministre de la Culture de Sarkozy. Et l'affaire Polanski n'avait pas encore éclaté...
Le problème, dans l'affaire révélée par le Quotidien de la Réunion, c'est que la lettre en question était l'en-tête de l'Académie de France à Rome, où officiait alors Frédéric Mitterrand. Produite au procès par la défense, celle-ci précise que la famille des deux garçons, entre-temps condamnés pour viol, et qui ont fait appel, était constituée de "personnes d'une parfaite moralité et fort honorables".
De là à parler de tentative d'influencer la cour et le jury... L'autre point épineux, c'est que le directeur d'alors de la Villa Medicis se proposait de prendre les deux jeunes en stage ("non rémunérés", a-t-il depuis précisé).
Samedi à Bordeaux, le ministre a dit avoir répondu à un "appel au secours" de la part de leur famille tout en reconnaissant que les "deux fils (avaient) fait une énorme connerie".
Il est vrai que cette révélation tombe mal pour le ministre de la Culture. C'est-à-dire en pleine polémique sur "l'affaire de la Mauvaise vie", et les balades en Thaïlande à la recherche d'amours tarifées, de chair fraîche, de sensations interdites...
La question collatérale concerne la presse en général, et la Réunion en particulier : il est étonnant qu'on parle de notre île seulement quand il en sort quelque chose qui concerne les vissicitudes d'un people, qu'il soit politique ou paillettes (pas Payet). Valérie Bègue, Frédéric Mitterand, même combat ?
Le Quotidien, aussi bien que le Jir, ont sorti, ces dernières années, plus "d'affaires" que toute la presse régionale métropolitaine réunie. Sans que jamais les médias nationaux n'en reprennent une ligne. Mais voilà. Cette fois, il s'agit d'un nom : Mitterrand. Et le choeur des suiveurs enchaîne. Ne nous en plaignons pas. La source, cette-fois-ci, est citée. Au fait, comment va la dame de coeur de Jacques Chirac ? Des années qu'il n'est pas venu lui rendre visite sur notre belle île...

François GILLET

Dimanche 11 Octobre 2009
françois gillet
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