La France … République bananière ?



Une multitude d’affaires révélées par certains médias indépendants amènent de plus en plus de Français, et d’étrangers, à se poser cette question. Si pour « bananière » on doit s’excuser auprès des bananes, pour « République », il s’avère que nous en sommes de plus en plus éloignés.
L’affaire « Kerviel » révèle l’iniquité de la justice qui « blanchit » la Société Générale de ses très graves dysfonctionnements dictés par la cupidité et attribue au lampiste Kerviel la responsabilité des 4 900 millions € volatilisés dans les spéculations hasardeuses. Ainsi, malgré les 74 alertes lancées de 2005 à 2007, malgré les appels répétés de la bourse de Francfort, malgré le rapport accablant de l’autorité bancaire qui a condamné la Société Générale à 4 millions € d’amende, malgré l’audit externe qui dénonce « les graves défaillances de suivi et de contrôle du 1er niveau hiérarchique de l’opérateur », c’est le trader incontrôlé par ses patrons qui est condamné par la Justice à rembourser 4 900 000 000 € ! Ubuesque !!! Nous verrons si Jean Maris Messier qui a perdu lui aussi des milliards € subira le même sort de la part de la Justice.
Les dirigeants de la Société Générale, qui n’hésitent jamais à sanctionner sévèrement le moindre découvert de ses clients, qui ont engrangé à millions les spéculations de ses traders, sont eux « blancs comme neige » et leur réputation est « sauvée » alors même qu’ils ne sont que de vulgaires voyous en cols blancs. Un tribunal, au nom de la Justice française, couvre les turpitudes des banquiers confirmant la fable de La Fontaine : « selon que vous serez puissant ou misérable… »
Le livre de Martin Hirsch, « Pour en finir avec les conflits d’intérêts », qui dénonce les graves abus scandaleux de certains de nos importants gouvernants actuels tout en « oubliant distraitement » ceux de son ami et ex-collègue ministre Woerth.
Les spectaculaires distributions instituées en un vaste trafic clientéliste de la « Légion de Déshonneur » opérées par nos dirigeants actuels, président, 1er ministre, ministres, avec la complicité des parlementaires vassalisés constituent un scandale digne des pires périodes de la IIIè République.
A l’approche des présidentielles de 2012, pour pérenniser son pouvoir, n’a-t-on pas un président qui incite un riche ami et adhérent UMP, Serge Dassault, déjà propriétaire du « Figaro », à racheter « le Parisien ». Pour ce faire et lui fournir les moyens financiers de procéder à cet achat stratégique, l’Etat, merci Sarkozy, va fort obligeamment acheter à ce "bon ami" de toujours pour 800 millions € d’avions de guerre, les fameux Rafales invendables dans le monde à ce jour.
Ces quelques faits n’éclairent-ils pas ce que devient notre pays : une monarchie élective de plus en plus autoritaire, personnelle et affairiste ?
Antoine Franco « Pour la République »

Jeudi 7 Octobre 2010
antoine franco
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