Etat d'urgence : rien ne presse



Etat d'urgence : rien ne presse
Ainsi donc, entre lazzis et invectives, l'union politique s'est faite à l'Assemblée Nationale et au Sénat : l'état d'urgence a été prolongé de six mois. Non, non, on ne parle pas ici de la Turquie, où le grand démocrate Recep Tayyip Erdogan a décrété, ce mercredi 20 juillet 2015, l'état d'urgence, suite à la tentative de putsch de l'armée, mais bien de la République française.
A qui l'abominable massacre de Nice semble avoir fait perdre tout sens de la mesure. En clair, l'état d'urgence se passe des barrières judiciaires pour mieux surveiller, perquisitionner, écouter... Ce qui, comme le lance-roquette d'Henri Guaino, et les 1200 caméras de Christian Estrosi, n'aurait rien empêché. Mais il fallait, pour le pouvoir, montrer ses muscles, et pour l'opposition , renchérir dans l'exposition de biceps.
L'unité nationale avait volé en éclats dès le 15 juillet. Il est vrai qu'on est à quelques mois de primaires, un adjectif qui peut aussi bien s'appliquer au débat public. Au grand bonheur du FN, qui compte les points, et entend bien récolter les fruits électoraux de ce chaos. Et de Daech, ce sinistre manipulateur, qui se réjouit sans aucun doute de cette élite française qui se délite.


François GILLET

Jeudi 21 Juillet 2016
François Gillet
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