Chaussalet : le caïd qui éructe



Attendez-vous à ne rien savoir de la bouche d'Alexis Chaussalet, caïd qui se complaît à manier son troupeau d'élèves, un troupeau tout disposé à sécher les cours et à répéter à l'envi de squelettiques slogans. N'attendez pas de lui ne serait-ce qu'un petit discours où il développerait sa pensée; ce n'est pas de la compétence d'un caïd : il éructe un slogan et les moutons doivent bêler à qui mieux mieux pour répandre la même idée. Aucun effort intellectuel !

Et pourtant il y aurait tant à dire sur les suppressions de postes d'enseignants. On sait bien que les quelques postes qui vont être supprimés pourraient être occupés par des enseignants qui exercent leurs talents ailleurs que dans l'Education Nationale. Ils sont foison ! Déjà quelques bonnes dizaines dans chaque rectorat ! Les chargés de missions, agglutinés au rectorat, devraient être recrutés parmi des enseignants fraîchement retraités : en plus de la pension de retraite, on ajouterait une petite indemnité. On économiserait à la fois du personnel et de l'argent public. De même, remettons au travail, dans les classes, en présence des élèves, les planqués de la MAIF, de la MGEN et des syndicats. On doit revoir la réglementation de façon que nos vaillants planqués soient remplacés avantageusement par des retraités qui bouillonnent de santé. Raymond Mollard a donné un bel exemple : retraité de l'E. N., il a bénéficié pendant de longues années d'une indemnité auprès Vergès, en qualité de vice-président de la Région Réunion, et il serait encore à son poste si Vergès n'avait pas été éjecté de la Pyramide inversée ! Autres exemples : nos élus nationaux et locaux, retraités de l'Education Nationale, ayant bon pied, bon oeil, s'accrochent avec grande vigueur à leur mandat avec l'espoir de battre le record de Vergès !

Il faut savoir que des planqués de la MGEN et des syndicats vont réussir à faire toute leur carrière d'enseignants sans jamais mettre les pieds dans une classe, alors qu'on a dépensé des sommes importantes pour les former au métier de professeur ! C'est un gros gaspillage de l'argent public !

Que reste-t-il à espérer? Qu'un candidat à la présidentielle de droite ou d'extrême droite remette en cause cette scandaleuse niche des planqués de notre Education Nationale !

Et qu'en pensent Alexis Chaussalet et Huguette Bello ?

Gérard Jeanneau


Mardi 22 Février 2011
Gérard Jeanneau
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1.Posté par MARCQ Jean-Claude le 22/02/2011 11:27
Beaucoup de mauvaise foi et de méconnaissance dans ce propos. Je ne connais pas la situation du rectorat à la Réunion.
Ce que je sais c'est que les délégués de la Mgen (1, 2 ou 3 par département) sont payés par la Mgen, pas par l'Education nationale. A la MAIF, ils restent en activité et exercent leur activité militante sans que cela coûte à leur employeur. Les décharges de service syndicales sont bien moins nombreuses que dans les autres secteurs y compris dans les autres ministères en vertu d'une pondération. Il y a longtemps que la formation des enseignants n'est plus une charge compensée par un engagement de servir pendant 10 ans. L'IUFM a remplacé l'Ecole Normale et maintenant le MASTER fait que la formation a lieu face aux élèves, après le concours réussi par des étudiants. Quant au statut des élus politiques, c'est aux électeurs qu'il revient de les réélire ou pas.

2.Posté par Gérard Jeanneau le 10/03/2011 18:28
Un petit extrait pour dissiper toute mauvaise foi :

Malgré un encadrement juridique strict fixé par le décret du 28 mai 1982, il semble que la pratique en matière de décharges syndicales, se développe au-delà de ce qui est autorisé.

Ces " arrangements " se négocient la plupart du temps au niveau académique, voire même à celui de l'établissement. Ils résultent de la difficulté d'organiser l'emploi du temps de certains délégués syndicaux bénéficiant d'une décharge syndicale partielle. Ceux qui atteignent un certain niveau de responsabilités dans leur syndicat, se trouvent en réalité dans l'impossibilité matérielle d'assurer les quelques heures d'enseignement qu'ils doivent effectuer.

Dans l'intérêt des élèves, et souvent sous la pression des parents, l'inspecteur d'académie ou le chef d'établissement décide parfois de transformer la décharge partielle en décharge totale. Il s'agit donc d'une décharge " clandestine " qui a des incidences financières puisque le représentant syndical doit être remplacé pour le temps de service qu'il n'effectue plus.

Le mécanisme des journées d'autorisation spéciales d'absence est également source de perturbations importantes pour l'organisation scolaire, car elles entraînent des absences courtes, pour lesquelles le remplacement est très difficile à mettre en place.

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