Au Japon, pisser est un jeu vidéo



Au Japon, pisser est un jeu vidéo
J’ai longtemps pensé aux solutions à imaginer pour m’éviter de nettoyer systématiquement la cuvette des chiottes après le passage de mes fils. Je suis même allée jusqu’à leur peindre un message d’alerte sur la lunette les menaçant de passer sous les fourches caudines s’ils persistaient à m’arroser les murs, le sol voire le plafond.
17 ans que ça dure. Trois garçons. Mes filles sont nettement plus propres.
Il aura fallu attendre l’idée lumineuse de Séga pour enfin se débarasser du Fléau, cette petite odeur romanesque qui embaume le couloir quand on ne passe pas l’éponge dans l’heure suivant le départ à l’école.
Oui. Dieu Séga, je me prosterne devant vous.
L’entreprise teste actuellement dans les bars des «toylets». Des urinoirs cernés de capteurs et d’écrans.
But du jeu: viser la cuvette, pisser le plus fort, et le plus précisément possible.
Ce qui, vous en conviendrez, devient beaucoup plus compliqué au bout de quinze bières, aussi japonisantes soient-elles.
Mais le plus beau dans l’histoire, c’est qu’il existe une version «duel» grâce à laquelle on peut se mesurer avec son voisin de pipiroom.
C’est extra. Tout simplement fabuleux. Le top d’une société qui transforme l’être en une chose ridicule, risible et ubuesque.
Du coup, j'ose, je demande à Séga: A quand un simulateur de jouissance avec une version «duel» pour voir si le voisin tire mieux, et plus longtemps que mon mari?
Enfin, ce que j’en dis....


Fanny Lesguillons

Vendredi 21 Janvier 2011
Fanny Lesguillons
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Les Zumeurs de Fanny