Appel aux passagers d'Air Austral



Appel aux passagers d'Air Austral
Depuis sa création en 2003 à la Réunion, l’association COLL’AIR a toujours eu pour préoccupation la défense des usagers réunionnais de l’aérien pour qui les déplacements en avion sont incontournables. Aujourd’hui le problème de la sécurité des passagers sur les vols d'Air Austral, se trouve posé avec gravité après le licenciement d’un Commandant de Bord d’ATR 72.
De quoi s’agit-il ?
Dans la cabine passagers de l’ATR 72 exploité par AIR AUSTRAL, il n’y a que deux sièges pour les PNC (chef de cabine et hôtesse ou steward), un à l’avant et l’autre à l’arrière de l’appareil, placé entre les deux issues de secours principales. Il n’y a qu’UN SEUL TELEPHONE dans la cabine passagers, situé à l’arrière, à la portée directe du chef de cabine installé sur son siège. Ce siège est équipé des harnais obligatoires pour les PNC afin de permettre en parfaite sécurité au chef de cabine de communiquer, à partir du téléphone proche, avec le poste de pilotage et de donner, en cas de besoins, des directives aux passagers.
Le ressort de rappel de ce siège étant cassé, il restait en permanence en position baissée. De ce fait, l’évacuation des passagers, par les deux sorties de secours principales situées à l’arrière de l’avion, aurait été rendue très difficile, car gênée par le siège resté baissé. N’ayant pas de ressort de rechange, les services techniques d'Air Austral ont décidé de bloquer ce siège EN POSITION RELEVÉE. Le chef de cabine ne pouvant plus s'y installer, Air Austral a donné la consigne d'asseoir le chef de cabine sur un siège passager, ce qui le place À PLUSIEURS METRES DU TÉLÉPHONE et sur un siège non équipé de harnais règlementaires. Or, la réglementation du transport aérien est INTRAITABLE sur ce point : les sièges destinés aux PNC DOIVENT ÊTRE OBLIGATOIREMENT ÉQUIPÉS DE HARNAIS !
Pendant les phases de décollage, d’atterrissage et de fortes turbulences, qui sont les phases les plus critiques d’un vol, le chef de cabine doit OBLIGATOIREMENT RESTER ASSIS ET SE SANGLER. Sur un siège passager, il n’est pas correctement attaché. Comme il n’y a qu’un seul téléphone et que celui-ci est placé à plusieurs mètres, LE CHEF DE CABINE NE PEUT COMMUNIQUER AVEC LE POSTE DE PILOTAGE, NI DIRE AUX PASSAGERS CE QU’ILS DOIVENT FAIRE.
Certes, un tel défaut technique n’empêche pas l’avion de voler. Mais si un grave problème survient en vol, le chef de cabine, non sanglé avec des harnais, peut très bien être blessé et ne plus être en mesure de faire son travail. Et, même non blessé, comment organiser l’évacuation de l’appareil puisque l’accès au téléphone étant situé à plusieurs mètres, hors sa portée directe, il ne peut communiquer dans l’urgence ni avec le poste de pilotage, ni avec les passagers ? Le manuel d’exploitation de l'ATR 72, agréé par la DGAC et fourni aux pilotes par AIR AUSTRAL, interdit formellement de faire voler un avion présentant comme défaut technique le siège du chef de cabine hors d’usage.
Le 6 novembre 2010, l'ATR 72 en question avait volé avec ce défaut technique et transporté des passagers à quatre reprises sur les vols Gillot-Pierrefonds (UU 984), Pierrefonds-Maurice (UU 114), Maurice-Pierrefonds (UU 115), Pierrefonds-Gillot (UU 985). Bien qu'ayant mis en danger la vie des passagers et des équipages et bien que n’ayant pas respecté les règles de sécurité strictes, les Commandants de Bord responsables de ces quatre vols n'ont pas été le moins du monde inquiétés.
Le lendemain, 7 novembre 2010, appliquant rigoureusement les consignes du manuel d'exploitation, le Commandant de Bord de l'ATR 72 responsable des trois vols de la journée, a refusé, lui, de décoller de Roland Garros avec le défaut technique constaté. Pour cela, il est sanctionné par une mise à pied le 8 novembre, puis par son licenciement le 6 décembre, pour "faute grave", sa décision ayant entraîné des conséquences économiques et financières préjudiciables pour Air Austral. C'est le monde à l'envers !
Afin que cela ne se reproduise plus et que la vie des passagers et des équipages ne soit plus délibérément mise en danger, comme cela a été le cas le 6.11.2010 pour les vols Gillot-Pierrefonds (UU 984), Pierrefonds-Maurice (UU 114), Maurice-Pierrefonds (UU 115), Pierrefonds-Gillot (UU 985), l’association COLL’AIR invite les passagers de ces vols à se faire connaître afin qu'une action en justice puisse être intentée « pour mise en danger de la vie d’autrui ». L'association COLL’AIR apportera le concours d’un avocat pour que cette action en justice citoyenne et responsable garantisse à l'avenir la sécurité des vols d’Air Austral pour ses centaines de milliers de passagers.
Si vous êtes un de ces passagers, ou si vous connaissez un de ces passagers, merci de nous contacter : COLL’AIR Tél. / fax : 0262 44 33 25 Gsm : 0692 70 95 69 mail

Vendredi 28 Janvier 2011
Antoine Franco
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1.Posté par al y ansès , créès ? le 29/01/2011 22:35
pffffffffffffffff !

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