A M. le maire de Saint-Pierre



M. le maire, quand on vous croise dans les rues de Saint-Pierre (fréquemment, en ces temps pré-électoraux), vous n’avez pas le temps d’écouter les doléances de vos concitoyens. Je me permets donc de vous écrire. Peut-être aurez-vous le temps de me lire.
Je veux vous faire part de certains inconvénients et désagréments majeurs quand on vit et travaille au centre-ville de Saint-Pierre…
Cela fait quinze ans que j’y travaille dans le commerce. La ville, dont vous êtes le premier magistrat, se dégrade de jour en jour. Passons sur les trottoirs défoncés, les chaussées chaotiques, et venons-en à la sécurité : personnes ivres ou/et sous effet, qui déambulent jour et nuit, jusque dans nos commerces. Vous aviez promis, M. Fontaine, une police municipale réactive. On ne la voit pas quand on en a besoin.
Quant à la police nationale, qui est également de votre ressort en tant que sénateur, elle répond, quand on l’appelle, qu’elle n’a pas les effectifs nécessaires pour intervenir.
Avec le taux de chômage élevé qui règne dans notre « capitale du Sud », n’y a t-il pas moyen de trouver des bras pour nettoyer la ville et des vigiles pour assurer la sécurité des commerçants et des citoyens ?
Prenez le temps, M. le maire, de discuter avec les commerçants, qui contribuent à l’économie de votre ville. Ils vous expliqueraient que cela leur ferait plaisir de travailler dans une ambiance saine, sans avoir peur de se faire agresser par des personnes psychologiquement malades, qui dorment devant les magasins, sans avoir à nettoyer leurs excréments le matin avant le lever de rideau…
Vivre et travailler à Saint-Pierre est un vrai plaisir, quand on ne se fait pas agresser pour une cigarette, ou pour 20 centimes. Trop de laxisme tue le respect d’autrui.

Une commerçante saint-pierroise

Dimanche 2 Mars 2014
Une commerçante
Lu 1467 fois


Nouveau commentaire :
Twitter

Les commentaires sont modérés a priori par l'équipage.

Ti piman | courrier